Vie de Freelance

5 jours à Madrid

Il me semble qu’il nous arrive à tous de faire des choix complètement irrationnels et irraisonnables. Par la suite on ne peut que secouer la tête face à notre manque de discernement. Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai décidé de partir 5 jours à Madrid début septembre.  Quelle idée ! Il faisait en moyenne 40 degrés la journée et une trentaine de degrés à minuit.  Autant vous dire que je souffrais…. Moi la nordique qui aime marcher, j’ai dû faire mes 15 bornes journalières en plein cagnard, un véritable calvaire ! Heureuse d’avoir retrouvé mes températures barcelonaises (et mes chats !), voici un petit aperçu d’adresses et choses à visiter. Mon conseil : Allez-y en automne ou printemps pour ne pas avoir une tête de poulet rôti en fin de journée !

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CULTURE

En cinq jours j’aurais bien évidemment pu faire un nombre incalculable de choses, mais j’avais néanmoins du boulot. J’ai donc dû faire des choix et optimiser au maximum mon séjour dans la capitale espagnole. Une visite du Museo nacional del Prado s’imposait ! Hormis les tableaux fantastiques exposés sur deux étages et d’innombrables salles (Poussin, Goya et j’en passe !), j’ai également apprécié la fraicheur des lieux. Superficielle, moi ? Pas du tout ! Bon à savoir : L’exposition permanente est gratuite tous les jours de 18-20h. Sur présentation d’une carte étudiante (-25 ans) ou de votre carte Pôle Emploi, c’est gratuit tout le temps ! Autre passage obligatoire : le Museo Reina Sofia. Impossible d’aller à Madrid sans passer voir le célébrissime tableau Guernica de Pablo Picasso. Une salle entière est dédiée à ce gigantesque tableau. Bon à savoir : L’entrée est gratuite du lundi au samedi de 19-21h et le dimanche de 13h30-19h.

BALADES

Quand on a passé toute son enfance au vert (oui, Hambourg est la ville la plus verte d’Europe !), il est difficile de s’imaginer un séjour sans passer par la découverte des espaces verts de la ville. A Madrid, il faut bien compenser l’absence de plage ! Avec les copines rencontrées au détour d’un café, nous sommes parties à la conquête du sublimissime Parque del Retiro d’une surface totale de 1,43km2. Il va sans dire que nous avons bien marché ce jour-là. Ce que j’aime à Madrid ? Le calme. Les parcs barcelonais sont toujours blindés de monde, tandis qu’à Madrid on peut faire des centaines et des centaines de mètres sans croiser de gens. Du coup, c’est l’endroit idéal pour renifler l’odeur des pins et boire une bonne cerveza fraiche ! Autre espace vert sympathique mais bien plus excentré : Casa del Campo, le plus grand parc de Madrid, avec une surface de plus de 1700 hectares. Situé à proximité du palais royal, il accueille en son sein un parc d’attractions, le zoo de Madrid, un téléphérique et même un lac. J’en ai profité pour reposer mes guibolles et bouquiner en toute tranquillité.

Parque del Retiro

Parque del Retiro

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Parque del Retiro

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Parque del Retiro

Casa del Campo

Casa del Campo

HEBERGEMENT

En allant à Madrid, j’étais bien décidée à ne pas trop dépenser d’argent. C’est donc tout naturellement que j’ai fait le choix de séjourner en auberge de jeunesse, en l’occurence The Hat en plein coeur du centre-ville. Comme disait le p’tit Gibus dans La guerre des boutons : «Si j’avais su, j’aurais pas venu. » Eh bien, c’est exactement ce que j’ai pensé au bout de ma seconde nuit à l’auberge. Le lieu est vraiment bien : moderne, propre, hipster. Il y a un joli rooftop (mais qui, contrairement à ce qu’indiquent les photos, n’offre qu’une vue très restreinte sur les toits de la ville). Le petit déjeuner coûte seulement 3€. Par contre, il faut se lever de très bonne heure pour y trouver un choix consistant. Vers 9h30, il n’y a plus de jambon ni de fromage et le Nutella a fondu sous le soleil. Les chambres sont modernes, fonctionnelles et propres. La wifi (gratuite) est excellente, un point important quand on et nomade digitale comme moi J Disons simplement que j’ai eu un peu la poisse en matière de « cohabitation ». Mes chers colocataires aimaient bien faire la fête, rentrer à pas d’heure et allumer la lumière alors que d’autres (dont moi) avaient bien envie de rester dans les bras de Morphée. Je dormais en moyenne pas plus de 6 heures… Sans parler de la salle de bain constamment sale et inondée… Plus jamais une chambre de 8 ! Bon à savoir : Pour 12€, l’auberge vous réserve un shuttle qui vous emmène à l’heure de votre choix à l’aéroport. Si vous êtes 2 ou plus, le tarif est de 6,75€ par personne. Mon vol du retour étant à 9h30, j’étais bien contente d’avoir à disposition ce type de service. D’ailleurs, la plupart des auberges le font. Une excellente alternative au taxi qui prend un forfait de 30€.

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The Hat, Madrid

The Hat, Madrid

The Hat, Madrid

The Hat, Madrid

RESTAURANTS

Ah la bouffe. Vaste sujet sur lequel je pourrais m’étaler pendant des heures ! A Madrid, j’ai eu l’occasion de manger – très mal, très moyennement bien, bien et hyper bien. J’ai mangé des ailes de poulet trop salées, des sandwichs au pain sec et jambon ranci, mais aussi des plats typiques absolument fantastiques. Comme pour toutes les grandes villes en ce bas monde, il faut avoir un peu de chance et de patience et accès à Tripadvisor pour trouver des restaurants avec un bon rapport qualité-prix. Voici trois adresses qui valent le détour !

Si vous allez à Madrid, un passage chez Botin s’impose. Selon le Guiness Livre des Records, il s’agit du plus ancien restaurant au monde. Fondé en 1725 (!!), il est réputé pour ses spécialités culinaires madrilènes. Plat phare de ce lieu à la déco désuète et légèrement kitsch : le cochon de lait (cochonillo) servi avec des pommes de terre au four. Cette bombe calorique qui fond littéralement dans la bouche vous propulse au 7ème ciel gustatif. Budget : Il faut compter environ 25€ pour le plat (inutile de prendre une entrée, le plat est extrêmement copieux) et une trentaine d’euros pour une bouteille. Situé à quelques pas de la Plaza Mayor, mieux vaut réserver une table à l’avance. Pour info, il est généralement plus simple d’obtenir une table pour le service de 22h30 (eh oui, à Madrid on n’est pas couchés !).

Mon dernier jour, j’avais tellement mal aux jambes et au dos que j’ai décidé de ne plus lésiner sur l’argent. J’ai donc circulé en taxi (en moyenne 7-8 € le trajet) et mangé dans un chouette restaurant déniché sur Internet. Dolores y Lola est un restaurant à la déco et au menu épurés. Tout est frais et de qualité. J’y ai mangé une excellente entrecôte et un fromage frais aux framboises. Un délice ! L’addition : en moyenne 20-25 €. Excellent rapport qualité/prix. Le petit plus : Ce restaurant est situé dans le très joli quartier de la Malasana, quartier hype et gay de la ville. C’est donc également l’occasion de s’offrir une belle balade digestive à travers un quartier animé de la capitale madrilène.

Pour mon dernier soir, il fallait évidemment trouver un endroit atypique. Quelle ne fut ma surprise quand je suis tombée par hasard sur le restaurant La Perejila. Situé dans la Calle Cava Baja, rue hébergeant un nombre incalculable de bars et de restaurants, c’est un vrai petit bijou du quartier de La Latina. Sa devanture ne paie pas de mine, pourtant l’intérieur ne vous laissera pas indifférent. La décoration est ultra-kitsch qu’elle en devient belle. Bibelots, gravures, miroirs dorés et fleurs en plastique côtoient des peintures de flamenco et des lustres Art déco sur un nombre très restreint de mètres carrés. Ambiance bon enfant, serveurs vraiment sympas et rapport qualité/prix au top. La carte ? Des tapas simples mais divines. Notamment les tartines à la tomate et au jambon ibérique, au saumon ou au bacalao valent le détour. Prenez également un verre frais de tinto de verano (vin rouge + limonade) pour vous récompenser de votre longue journée. Budget : Comptez environ 15€ par tête de pipe. Un endroit très « couleur locale » comme l’on en trouve que difficilement !

La Perejila, Madrid.

La Perejila, Madrid.

SHOPPING

Pour ceux et celles qui souhaitent faire un peu les boutiques, un passage par le quartier de la Chueca s’impose ! Là-bas vous attendent une multitude de charmantes petites boutiques de créateurs. Les prix peuvent parfois être salés, mais certains magasins réservent d’excellentes surprises. J’ai ainsi déniché une paire de Birkenstock dorées super bien soldées ! Comme dirait mon mec : « Oui, c’est normal, c’est trop laid les Birkenstock. » Mon conseil : Allez boire un verre dans le jardin secret du Museo del Romanticismo. Vous serez à l’abris des regards et au vert, le parfait combo. Dans ce quartier se situe également le marché couvert San Anton qui offre à ses visiteurs un et confortable restaurant/rooftop au dernier étage, La Cocina de San Anton. Les cocktails y sont à 10€, mais les smoothies frais valent vraiment la peine, sans parler du lieu qui est franchement cool. Malheureusement je n’avais plus le temps de partir à la découverte des boutiques vintage. Mais il faut bien un prétexte pour y retourner. Autre événement surtout pas manquer : les puces de El Rastro. C’est une véritable instutition madrilène. J’ai particluièrement aprécié les boutiques d’antiquaires qui vendaient de biens jolies choses. Heureusement que je ne voyageais qu’avec un sac à dos !

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El Rastro, Madrid

El Rastro, Madrid

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El Ratsro

El Rastro, Madrid.

Museo del Romanticismo

Museo del Romanticismo

BARS/CAFES FREELANCE

Mise à part donc le rooftop du marché San Anton, je suis allée boire un verre sur le rooftop (oui, passion rooftop !) El Viajero. J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce joli petit bar à la décoration verdoyante. L’ambiance est décontractée, les prix un peu salés. Forcément, un rooftop en plein cœur de Madrid, ça justifie les mojitos à 7,50€. C’est l’endroit idéal pour boire un dernier verre avant d’aller de coucher. En semaine le bar ferme ses portes à 1h du matin. Attention, l’entrée principale se fait sur le côté par une petite porte assez discrète. Si ma copine n’avait pas cherché, on n’aurait jamais trouvé !

Dure, dure la vie de freelance. Le weekend j’étais complétement off mais j’ai bossé normalement lundi et mardi. N’ayant pas envie de travailler à l’auberge, je suis partie à la recherche de jolis cafés proposant la wifi gratuite et tolérant les gens qui bossent. Attention, en effet ce n’est pas parce qu’il y a de la wifi que les cafés acceptent les gens qui restent trois heures d’affilé avec leur ordinateur posé sur la table. Le Federal Café fait partie de ce genre de café conçu également pour les freelances. Une grande table en bois avec de nombreuses prises de courant à proximité offrent le cadre idéale pour une matinée studieuse. Le même café existe également à Barcelone, pourtant je n’y étais jamais allée. Le chai latte est à tomber à la renverse et les croissants au fromage, tomate et jambon ibérique à 4€ sont vraiment bons ! Le lieu est spacieux et agréable, la décoration épurée et design, les freelances nombreux.

Le second jour je suis allée passer la matinée au La Bicicleta Café (Cycling Café & Workspace), un lieu atypique au possible. Comme le nom l’indique, c’est un café pour les freelances amoureux du cyclisme. De vieux vélos sont d’ailleurs accrochés au mur. Il s’agit d’un café s’adressant très précisément aux nomades digitaux. Il y a des prises de courant partout dans le café et des tables dédiés aux personnes souhaitant travailler sur leur ordinateur. Le lieu est un peu mal insonorisé, mais globalement l’ambiance co-working est assez stimulante. J’ai eu l’occasion de discuter avec le cuistot qui prépare chaque jour un plat du midi différent et 100% frais. La prochaine fois je testerais !

En fin de compte, je peux dire avoir apprécié la ville, mais carrément détesté le climat. Mes gènes nordiques ne sont pas compatibles avec cette chaleur étouffante et j’étais finalement assez soulagée de retrouver le climat tempéré de Barcelone. Ma prochaine destination ? Nantes, pour retrouver mon amoureux ! Et un joli petit weekend à Locmariaquer sur la côte atlantique pour me rafraichir les idées, me balader au bord de l’océan, les cheveux au vent.

Photos Nomad’s Heart © Tous droit réservés
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6 Comments

  • Reply Lolli 13 septembre 2016 at 17 h 57 min

    Cela a l’air drôlement chouette Madrid ! A ajouter sur la liste de mes destinations 🙂 Par contre je vais pour la 1ère fois à Barcelone en octobre pour 3 jours, aurais-tu des bonnes adresses ou des quartiers à me conseiller ?
    Bises

    • Reply Anissa 13 septembre 2016 at 19 h 04 min

      Je t’ai fait un p’tit mail 🙂

      • Reply Lolli 15 septembre 2016 at 17 h 30 min

        Merci beaucoup t’es un amour 🙂

        Bises

  • Reply Flore de BCN 14 septembre 2016 at 8 h 43 min

    Hello ! Merci pour cet article fort bien documenté 🙂 Ca me donne envie de me « réconcilier » avec Madrid. J’y suis allée il y a quelques années pour un weekend, et d’un point de vue strictement touristique, j’ai trouvé que Barcelone envoyait bien plus de pâté (ou de sobrassada, pour faire couleur locale :D). D’un autre côté, beaucoup d’expatriés de Barcelone qui connaissent bien les deux villes disent que Madrid est incomparable en termes d’ambiance : chose difficile à appréhender en un weekend.
    Je me rappelle bien du Retiro, c’est vrai que c’est un vrai plus dans une grande ville qui n’a ni mer, ni fleuve. Je rêve aussi d’un grand parc à l’allemande à Barcelone : des prairies bien vertes, du calme, de grands arbres et pas de vendeurs de ballons à l’hélium tous les 10 m ou de vapeur douteuse 😀
    Continue d’écrire ! 🙂

  • Reply Marie 14 septembre 2016 at 12 h 13 min

    super article ! Merci pour ces bons plans 🙂

  • Reply Floriane - Like an open book 14 septembre 2016 at 12 h 34 min

    Super article qui me donne franchement envie d’aller m’aventurer dans la capitale espagnole !
    Floriane

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