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Le Minipalais à Paris : une soirée romantique pas comme les autres

Parfois, il  y a des jours, voire même des semaines, où rien ne va plus. Vous renversez du vin sur votre robe préférée, vous tombez dans les pommes et vous vous cassez le nez (true story, ça vient de m’arriver) ou alors vous passez une soirée romantico-romantique avec votre homme dans un resto chic de Paris – et rien ne se passe comme prévu. Mais pas dans le bon sens.

Pour fêter comme il se doit mon quart de siècle, ma tendre moitié m’avait fait une belle surprise en m’emmenant dans un restaurant vraiment très chic. Le genre de restaurant où le prix du dessert équivaut à trois menus Big Mac. Bref, un endroit classe, tout à mon image comme j’aime m’en persuader. Il est question du Minipalais, restaurant du Grand Palais.

Le cadre est majestueux : une hauteur de plafond impressionnante et une ambiance que je qualifierais de néo-classique – statues grecques aux murs, éclairages bleu et orange, jeux de lumière projeté sur le mur du fond, un bar imposant et des tables parfaitement décorées. Bref, le cadre idéal pour passer un bel anniversaire en tête à tête.

Malheureusement, c’était trop beau pour être vrai. Après avoir choisi nos plats (on a zappé l’entrée à 20 €), à savoir « Filet de canette rôti aux épices, navets confits à l’orange, gingembre et romarin pour Mademoiselle (J’ai eu 25 ans, pas 75) et « Suprême de volaille au vin jaune, ravioles d’abats. » pour Monsieur, nous avons attendu d’être servis. Et voilà, l’histoire s’arrête là. Comment donc ? Eh oui, dans ce bel endroit où tout semblait minuté et parfaitement organisé, nous, les pauvres freelances qui dînaient pour une fois dans un endroit chicissime, avons été oubliés. Au bout d’une heure, j’ai lancé des regards furibards au serveur qui a finalement compris mes appels de phares. Un problème de transmission de commande. « Ça n’arrive qu’une fois sur mille, croyez-moi. » Je ne sais pas en quoi cette affirmation devait me rassurer ou m’apaiser. Bref, nous étions affamés et quelque peu agacés. Au bout d’un quart d’heure supplémentaire, la canette et la volaille ont finalement atterri sur la table.

Et pour vous la faire courte : Les assiettes étaient relativement vides mais plutôt bonnes. (En même temps, il était 22h et nous crevions la dalle, j’aurais pu manger du caoutchouc). Cela dit, le suprême de volaille n’avait aucun goût et les navets aux gingembres et à l’orange, ça reste des navets (incolores, inodores et sans saveur). Pour tenter d’apaiser nos estomacs en demande accrue de nourriture, nous avons commandé des desserts. Et à notre grande surprise, ils étaient fort copieux. Le gâteau au chocolat était bon, mais sans plus. Par contre, la crème brûlée à l’orange et au citron était un vrai péché. D’ailleurs, là-haut, quelqu’un avait envie de prolonger ma phase #badkarma… Je m’explique.

Ma petite soirée en amoureux s’est terminée très élégamment dans le métro Champs-Elysées, plus exactement dans le couloir de la ligne 13 où j’ai revomi 20 minutes plus tard mon repas d’anniversaire. Merci la crème brûlée. Elle n’est pas belle la vie ? Du coup, je ne peux pas réellement vous conseiller d’y passer une soirée, mais tentez votre chance.

En fin de compte, c’est juste une question de karma !

 

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