Portraits, Vie de Freelance

Margarida, traductrice et rédactrice freelance

Hello Margarida, tu es freelance et blogueuse ! Peux-tu te présenter aux lecteurs ?

Bonjour Anissa ! Je m’appelle Margarida, je viens de l’île de Minorque, en Espagne mais j’habite en France depuis environ 12 ans, j’ai un peu perdu le compte… parce que j’ai changé à plusieurs reprises de ville et parce que j’ai aussi habité en Belgique. Voilà, je suis une francophile !  Je suis blogueuse des premiers temps, Les mots de Marguerite existe depuis 7 ans déjà. Je suis aussi une jeune maman d’une petite princesse de 2 ans, nous sommes une famille trilingue, un sujet qui me passionne et dont je parle souvent sur le blog. Je suis traductrice et rédactrice freelance depuis début 2014 officiellement (Artilingua), mon projet a mûri en 2013 lors de la grossesse et naissance de mon premier enfant.

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Quand as-tu décidé de te lancer en freelance ? Et pourquoi ?

Je crois, en fait, que je veux devenir free-lance depuis mes années d’étudiante mais comme j’avais soif d’expériences à l’étranger et que j’ai une peur bleue de me retrouver sans un sou, je me suis tournée, dans un premier temps, vers le salariat. Au bout de deux ans de vie professionnelle auprès de l’Union européenne, j’ai débauché un CDI pour une start-up française, ce qui a provoqué mon retour en France et ce qui m’a aussi appris plein de choses sur Internet et m’a donné le goût pour tout ce qui touche au 2 .0.

Ensuite, ma vie privée a voulu que je déménage une fois de plus (7ème ville, je crois !) et j’ai donc été un peu obligée de quitter mon CDI. Mais comme on a l’habitude de dire, c’était « un mal pour un bien ». Après une incursion pas très festive dans l’Education Nationale et avec la grossesse de ma petite, j’ai décidé qu’il était temps de faire de mon rêve une réalité. Et puis, je dois dire que j’étais très souvent sollicitée pour faire des traductions ou pour écrire des chroniques pour des journaux. Devenir freelance, c’était un peu officialiser tout cela !

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Quelles sont les principales difficultés auxquelles tu dois faire face en tant que traductrice ? Quels sont les aprioris auxquels tu es confrontée dans ce métier ?

Quand je pense à ma vie de free-lance, je suis tellement contente de ce que je suis en train de construire que les côtés positifs sont toujours plus nombreux que les points négatifs. Peut-être je dirais que le plus contraignant est de ne pas avoir une longue visibilité en ce qui concerne les projets et les missions. La casquette de secrétaire-gérante-administrative-commerciale est un peu plus difficile à porter aussi pour moi, mais finalement avec le temps on y prend goût !  Mais comme tout, c’est une question d’habitude et d’organisation (pour les finances). Je ne sais pas si c’est un à priori mais je travaille beaucoup en langue française, qui n’est pas ma langue maternelle officiellement mais un peu tout de même, en fait c’est bizarre, et la, parfois, il y a des gens qui s’interrogent mais pas les clients, ce qui est bon signe !

Quels sont tes petits bonheurs de freelance ?

Pouvoir prendre un avion un mercredi, passer un coup de fil à ma mère ou à mes copines quand je veux, être plus présente pour ma fille et mon mari, finir un travail un dimanche si besoin et faire des courses à 15h quand il n’y a personne. Mais le petit grand bonheur dans cette aventure d’être free-lance est que je suis moi-même et je me sens libre !

Tu es maman-freelance ? Comment gères-tu ton quotidien avec un enfant en bas âge ?

 Ma fille a tout juste 2 ans. J’ai lancé mon activité en tant qu’auto-entrepreneur en même temps que je devenais maman, on va dire que c’est un double apprentissage. Mais tout se passe très bien. Dès le premier moment, avec mon mari, on savait que pour bien faire démarrer mon activité, il faudrait faire garder la petite, un peu comme si j’allais au bureau. Elle va chez une assistante maternelle, 40 heures par semaine avec un temps enseignant, cela veut dire que pendant les vacances scolaires, elle reste avec moi à la maison. Les matins c’est réveil avant 7 heures pour moi et à 7h15 environ pour la petite, câlins, toilette et petit-déjeuner, ensuite je la dépose chez la nounou à 8h et à 8h15 je suis déjà derrière mon poste avec un bon café. Je travaille, normalement, jusqu’à 17h trois jours par semaine et 15h les deux autres. C’est l’heure où je la récupère. Je travaille rarement le soir, je profite pour faire un peu de veille mais pas un vrai travail de traduction ou de rédaction. Pendant les vacances scolaires c’est un peu plus compliqué mais on s’en sort !

 Quels sont les conseils que tu pourrais donner à ceux et celles qui souhaitent se lancer ?

 Ne jamais baisser les bras, croire en ce que l’on fait, avoir confiance en soi et ne pas désespérer si au début on ne comprend pas tout de l’administration.

 Tu es blogueuse pour Les mots de Marguerite ? Qu’est-ce que ton blog t’a apporté depuis son lancement ?

 Mon blog m’a énormément apporté, beaucoup beaucoup ! Au départ, c’était un peu le lieu où j’allais publier mes nombreux écrits qui d’habitude restaient dans mon tiroir. C’était en 2008 et le boom des blogs n’était pas encore à l’ordre du jour. Internet n’était pas celui qu’on connaît maintenant. Au moment de lancer mon activité, mon blog a servi un peu de levier. Ensuite, je l’ai un peu réinventé, j’ai gardé la même âme mais je l’ai un peu canalisé et actuellement j’y aborde notamment trois ou quatre sujets (vie à l’étranger, vie de freelance et bilinguisme). Il y a même des clients qui me trouvent via mon blog. C’est par mon blog aussi que j’ai pu créer des liens virtuels avec d’autres free-lance, comme toi, par exemple, avec d’autres mamans qui vivent à l’étranger aussi, avec des blogueuses… C’est un monde très riche mais je ne veux jamais oublier qu’un blog est avant tout une personne, une vraie, une vie réelle (et pas que virtuelle).

As-tu un projet dont tu es particulièrement fière, une mission qui t’a plu plus que d’autres ?

Tous les projets sont jolis, prenants, enthousiastes et sérieux parce que derrière chaque projet se cache une personne, une entreprise qui veut grandir, une marque qui veut s’exporter à l’international… J’ai la chance de travailler pour des marques connues mais aussi pour de petits entrepreneurs ou pour des organismes publics. Chacun d’eux a une manière différente d’aborder le travail et cela fait que je ne me lasse jamais, chaque jour est un nouveau défi !

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Le mot de la fin, une citation, un conseil, un projet que tu aimerais partager avec nous ?

Cette phrase qui dit « Qui apprend une nouvelle langue acquiert une nouvelle âme » parce que traduire c’est un peu ça mais communiquer avec l’autre aussi. Il faut acquérir, en quelque sorte, l’âme de l’Autre pour mieux partager, pour mieux se comprendre, pour mieux avancer et c’est ce que j’essaye de faire avec Artilingua !

 

 

 

 

 

 

 

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1 Comment

  • Reply Pauline - Bright Pause 20 mai 2015 at 15 h 38 min

    Très chouette cette interview de Margarida, que je suis de près et dont j’aime beaucoup le blog (et la philosophie!). Je suis ravie de rejoindre la communauté des blogueuses freelance, vous me donnez envie 😉

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