Vie de Freelance

Parler espagnol : bilan des 2 ans

Je suis nulle, vraiment nulle. J’assume, mais pas trop ! En deux ans, je pourrais être « fluent » en espagnol, mais je n’ai rien glandé. Je suis tombée dans le pire des pièges : le ghetto des expats. Je ne m’en plains pas, puisque j’ai pu rencontrer plein de monde et me faire des amis. Pour l’apprentissage d’une nouvelle langue, c’est assez fatal… je n’ai quasiment pas fréquenté de locaux. C’est fini les bêtises, j’ai décidé de sortir mon gros boule de ma zone de comfort. Mon objectif 2017 ? Trouver l’homme de ma vie, devenir riche Me faire des potes espagnols/catalans !

  • MEET UP

On oublie trop souvent de regarder ce qu’il se passe sur Meet up, pourtant il y a plein d’activités super intéressantes. Il suffit de prendre un petit moment pour tout regarder. Rien de tel pour apprendre une langue que de le faire de manière ludique autour d’un de vos hobbies. Pour ma part, j’ai jeté mon dévolu sur la poterie, et j’ai adoré mes deux premiers cours ! Je vais continuer cet été quand j’aurais terminé de voyager à droite et à gauche. La semaine prochaine par exemple, je participe à une excursion sportive : marche, kayak et snorkeling près de Girone, dans un cadre absolument paradisiaque.

  • LES COURS INDIVIDUELS

J’ai laissé tomber depuis belle lurette les cours en école de langues. C’est sympa, mais je ne supporte pas d’être à 15 dans une salle minuscule. On n’a jamais l’occasion de parler, et donc de pratiquer la langue… J’ai préféré faire le choix du prof particulier. Et comme je suis vraiment une meuf super flemmarde, il vient chez moi ! A raison de 8€/l’heure, ça vaut vraiment le coup. Je préfère payer un peu plus que pour l’école de langue, mais avoir des cours personalisés en fonction de mes besoins et de mes lacunes.

  • TINDER

Allez, je sais très bien pourquoi vous lisez mon blog : parce que je ne vous pas cache pas la vérité. Pour apprendre une langue, Tinder est une option super chouette. En gros, je me fais payer des verres (et j’en paie aussi, meuf moderne !) et en plus je peux « pratiquer » mon espagnol. C’est vraiment bête, mais c’est effectivement le moyen le plus simple de rencontrer du monde hispanophone. Depuis, j’ai vraiment progressé… en espagnol !

  • LE BILAN

Je dirais que le bilan ets très mitigé, je n’ai pas appris l’espagnol comme j’aurais dû. Le point positif ? En 3 mois, j’ai tellement progressé que j’arrive à être un peu fière de moi. J’ai vraiment pris goût à cette langue et surmonté mon blocage… Je parle, même si je sais que j’ai accent franco-allemand un peu étrange. Mais au moins, je me lance ! Et ça fait drôlement du bien !

 

Vie de Freelance

Barcelone : j’y suis, j’y reste

Je suis encore en vie, promis, juré, craché !

J’ai failli changer de vie, tout plaquer pour une vie différente. Puis, j’ai pris conscience que je ne voulais pas quitter ce que j’avais construit, ma vie barcelonaise, mon indépendance. J’ai dû faire un choix difficile – contre l’amour d’un homme, pour l’amour d’une vie, d’une ville. Evidemment, ce n’est pas simple de s’en rendre compte, de prendre réellement conscience qu’on va devoir faire un choix aussi radical, que ça ne va pas marcher. J’ai toujours su au fond de moi que je n’étais pas la meuf ultra romantique et capable de tout quitter pour quelqu’un. C’est sûrement lié à mon passé (enfant de divorcés) et qui m’a appris à ne jamais mettre tous mes œufs dans le même panier.

Alors voilà, je suis à Barcelone, je profite de chaque rayon de soleil. Je souris toujours autant à la vie, aux opportunités qui se présentent à moi et je continue le travail en freelance. Othello, Céleste et moi, on aime tellement trop Barcelone. Et on s’excuse de ne pas avoir donné de nouvelles, mais il fallait qu’on fasse le point sur notre vie. En 2016, j’ai perdu un être cher, j’ai trouvé l’amour et fait des projets. En 2017, j’ai décidé de faire honneur à ma grand-mère et d’être fidèle à moi-même et son éducation de femme libre. J’ai décidé de renoncer à certains projets, car je ne les soutenais pas à 100% et que je sentais au fond de moi que mes doutes étaient déjà en train de pourrir mon couple. C’est toujours difficile de savoir qu’au fond on est responsable de la rupture et que l’attitude de l’autre n’est qu’une réponse à la nôtre.

L’aventure continue ! En mai je vais au Portugal avec une de mes meilleures amies, en juin je pars en roadtrip avec mon père en Toscane et en juillet à Paris avec grande sœur.

Hey, vous savez ce que l’on dit ? Don’t cry because it’s over. Smile because it happened.

Moi j’ai décidé d’avoir le smile. Et vous ? Quoi de neuf ?

©Maxime de Hulster 

Bunkers del Carmel, la plus belle vue de Barcelone !

Vie de Freelance

La mission freelance foireuse

Comme j’ai pu vous l’expliquer dans un de mes précédents billets, les nouvelles missions en freelance se font un peu rares en ce moment. J’ai donc investi toute mon énergie dans une de mes activités préférées… la prospection. Rien que le mot me fait froid dans le dos ! La plupart des freelances se reconnaitront, je pense. La prospection, c’est souvent beaucoup de travail investi pour un résultat assez médiocre. Une tonne de CV envoyés, mais des retours souvent absents ou infructueux. Il y a trois semaines, j’ai finalement décroché une nouvelle mission. Le début des emmerdes…

L’annonce

Je découvre l’annonce via les réseaux sociaux et me dis tout de suite « En voilà une mission qui pourrait m’intéresser ! » J’ai le profil et l’expérience nécessaires pour postuler. Du coup, sans plus hésiter, j’envoie un mail avec mon CV et un petit message expliquant mon intérêt pour la mission proposée. Le weekend passe et j’oublie à vrai dire ma candidature. Normal, j’ai balancé je ne sais combien de CV en l’espace de 2 semaines et je ne me souviens pas forcément de tout. Pourtant, le lundi dans l’après-midi mon téléphone sonne et une femme me demande si je suis toujours intéressée par la mission. BORDEL, mais de quelle mission me parle-t-elle ?! Finalement, mon cerveau se met en route et je me souviens. (Désolée, je ne peux pas entrer plus dans les détails). Elle m’invite à un entretien pour le soir-même. OK, j’ai top chrono 30 minutes pour regarder un peu plus en détails le site et ses services proposés. Je suis hyper contente, car le sujet m’intéresse réellement. (Non, désolée, je ne peux toujours rien dire !). J’enfile un blazer, je me coiffe (du moins, j’essaie) et je file au rendez-vous.

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L’entretien

Outre le fait que je ne trouve pas la porte tout de suite, je suis agréablement surprise par mes deux interlocuteurs. Ils sont jeunes, dynamiques, volontaires… Bref, en réalité ça sent déjà un peu le roussi et la mentalité de start-up qui cherche des gens géniaux à prix réduit. Pourtant, j’ai décidé de ne pas me laisser influencer par mes expériences précédentes. Et comme j’ai besoin de boulot, je ne vais pas chipoter. L’entretien dure une heure et sans vraiment le réaliser, mon client potentiel énumère une quantité assez considérable de taches à effectuer au sein de cette mission. Je me dis que ce n’est pas tant que ça. Réseaux sociaux, rédaction d’articles, visuels à créer, newsletter hebdomadaire… Hum… C’est quand-même énorme pour un seul freelance. Surtout qu’avant, c’était un stagiaire en temps plein qui gérait tout. On passe donc à un job à temps plein à une mission en freelance. Je propose un  devis en-dessous de ce que je facture – par peur d’un refus. Pourquoi ? Parce qu’à Barcelone il ne faut pas rêver, les tarifs ne sont pas les mêmes. Mais ce qui me chiffonne réellement ? La boite est installée depuis 3 semaines en Espagne et pratique déjà avec une désinvolture épatante les tarifs barcelonais quelque peu dérisoires. Chez eux, le passage de Paris à Barcelone s’est fait en un clin d’oeil. Malgré un tarif plus que bas, on me dit que je suis plus chère que les autres candidats. Euh… Que dire ? Je ne postule pas à un stage… Je suis freelance… Comme mes interlocuteurs sont sympathiques et savent y faire, j’essaie de jouer le jeu jusqu’au bout. Sourire, serrage de pinces et ciao ! Le lendemain, petit coup de fil de la boss qui me dit que je suis prise. Yeah, trop bien ! J’oublie ma première impression un peu mitigée et accepte. Après tout, il faut bien que je paie mon loyer.

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La mission

Le lendemain, après avoir appris que j’étais prise, je passe au bureau pour un petit brief. L’autre boss m’installe la boite mail, un compte Slack et me file les identifiants des différents réseaux sociaux. Je rentre chez moi, la tête pleine de nouvelles infos. Premier constat : Rien ne fonctionne, aucun compte, aucun admin. Passons l’épisode où l’on me fait passer pour une idiote qui n’y comprend rien à l’informatique. L’erreur ne vient finalement pas de moi, mais j’en garde déjà un petit arrière-gout amer. Passons également que le client est très pressé que j’écrive mes premiers articles, mais que le WordPress ne fonctionne pas correctement… Des détails certes, mais qui en disent long. Et puis souvent ce ton un peu désagréable qu’emploient certaines personnes qui ont pris trop au sérieux les conseils en cours de management. On peut être patron sans pour autant être odieux ou écraser les freelances et employés.  Le « management pour les nuls » me gonfle assez vite, surtout que je bosse finalement comme un âne, environ 8h par jour pour une mission qui me rapporte trois clopinettes (on est loin du SMIC horaire). Sans parler du fait qu’on voudrait que je sois un mouton à 5 pattes avec dix milles compétences. C’est là que je mets le holà, car je ne suis pas payée assez pour tant de compétences. D’ailleurs, je ne suis pas graphiste et je ne prétends pas l’être. Quand j’entame cette discussion avec le client, ce dernier réalise qu’en effet notre deal n’est pas terrible, ni pour lui (qui voudrait trois employés pour le prix d’un), ni pour moi (qui suis sous-payée et débordée). Je lui conseille vivement de prendre une personne à temps plein et non un freelance (en espérant que cette personne sera payée à sa juste valeur). Au bout de 10 jours de mission, on en reste là. Je suis soulagée, parce que cette mission me bouffait mon énergie et tout mon temps pour un retour sur investissement quasi nul. Eux doivent l’être aussi et cherchent sûrement quelqu’un qui sera un plus « corvéable à merci ».

La conclusion

J’ai essayé, vraiment. Mais je ne suis pas faite pour être un pigeon, ce n’est franchement pas ma vocation. Mon conseil : Dites stop plus vite que moi. Tant pis si vous gagnez moins à la fin du mois, mais ne bossez pas pour un client qui vous exploite. Ce n’est pas un client que vous voudrez garder de toute façon. Donc mieux vaut avoir du temps pour prospecter et trouver un client qui en vaut vraiment la peine. Car de tels clients existent ! Bien trop souvent les clients ne comprennent pas qu’il faut investir pour ensuite gagner de l’argent. Seul un freelance payé décemment payé fera du bon boulot sur le long terme. J’ai préféré passer mon tour, même si c’est un manque à gagner.

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Vie de Freelance

Le freelance, esclave des temps modernes

Ma semaine de freelance a commencé par le mail suivant :

« Bonjour Anissa,

Le volume mensuel que nous souhaitons est de 30 000 mots rémunéré 300 euros (soit un prix au mot de 0,01€)

Nous souhaitons une collaboration de très longue durée (les rédacteurs actuels travaillent avec nous depuis plus de 3 ans).

Si vous êtes d’accord avec ces conditions nous pouvons procéder à un test dès maintenant, je vous laisse revenir vers moi. »

J’ai très soudainement pensé à la chanson de Britney Spears, « I’m a slave », ça tombait vachement bien, la mission consistait à écrire des articles sur l’érotisme et les sextoys. J’aurais pu me taire, fermer ma grande gueule et laisser couler. Finalement, j’ai répondu le plus poliment possible, car j’avais quand même des envies de trucider mon interlocuteur virtuel.

« Trucider, verbe transitif, (latin trucidare) : Faire périr de mort violente, assassiner. »

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Voici ma réponse :

« Bonjour XXX,

merci pour ces précisions. En tant que rédactrice confirmée je facture en moyenne 60-80 euros pour un article de 500 mots.

Je suis sûre que vous trouverez un rédacteur débutant prêt à travailler pour ce tarif proposé.

Bonne continuation,

Anissa. »

En réalité, j’aurais voulu répondre :

Bonjour toi l’esclavagiste des temps modernes,

je constate avec dépit que des personnes malhonnêtes comme toi profitent de la précarité des indépendants pour établir des prix qui défient toute concurrence. Je te rappelle que le SMIC en France s’élève à environ 1.457,52 EUR. Si nous partons donc du principe qu’il faut rédiger 30 000 mots, donc 60 articles de 500 mots et que le rédacteur (assez désespéré pour accepter ce pacte avec le diable capitaliste) a besoin d’environ 1 heure pour torcher tes textes, cela revient donc à une charge de travail de 60 heures par mois payée… 300 euros bruts. Ah mais oui, parce que les freelances paient des charges et impôts (RSI, mon amour !), n’oublions pas. A la fin du mois, le rédacteur aura donc travaillé 60 heures payées 300 euros bruts, donc payées en réalité 225 euros nets (environ 25% de charges en auto-entrepreneur  à déduire).

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Mais toi cher client, tu ne gagnes sûrement pas 225 euros nets de la semaine. D’ailleurs, c’est marrant, je suis même archi persuadée que jamais tu ne travaillerais pour un tel salaire de miséreux. Tu as d’ailleurs un poste quelconque de cadre commençant par « Chef de projet machin chose » et à la fin de l’année tu espères que le petit papa Noël t’accordera (parce que tu as été un esclavagiste irréprochable) ton augmentation pour avoir enfin 42K annuels. Bizarrement il ne te viendrait jamais à l’esprit de faire ce petit calcul mathématique qui prouverait aux yeux de tous, mais aussi de ta personne, que ton freelance ne pourra probablement pas se payer d’huîtres à Noël. Bah non, puisque tu le payes en dessous du SMIC, donc en-dessous d’une limite légale et surtout éthique. Ce sera donc champagne et foie gras pour toi, eau et pain sec pour ton rédacteur – qui devra d’ailleurs travailler sous le sapin pour rendre ses 60 articles payés trois fois rien (3 x 0 = 0, ça ne te rappelle pas le primaire ?). Pendant que tu chanteras  » Il est né le divin enfant », ton rédacteur chantera les louanges du nouveau sextoy turbo giant XXL avec cette drôle de sensation de se l’enfoncer bien profond.

Et puis ce qui me fait sourire, c’est de penser que tu arrives à expliquer ton tarif sans un frisson de honte. 1 centime/mot, donc 5 euros pour un article rédigé par un freelance qui a un bac +5 en poche. 5 ans d’études pour être payée 5 euros bruts par article. Mon papa a fait les gros yeux et il a dit : « Je ne t’ai payé des études en prépa littéraire et au CELSA pour que tu touches 5 euros bruts par heure. » Ah oui, parce que dois-je te rappeler, cher client esclavagiste, que le SMIC horaire en France s’élève à 9,67€ ? Tu ne le savais pas ? Ou pire encore, tu t’en fous ? Parce que tu as beau être chef de projet, ce n’est pas toi qui prends les décisions. Ah oui, en fait tu n’y tiens plus trop à tes responsabilités. C’est drôle ça, ça se veut chef de projet un jour, puis exécutant le lendemain. Toi, cher client, tu aurais fait sacrément carrière sous Hitler. Un surveillant de camp de concentration irréprochable : docile et impitoyable à la fois. Eh bien tu vois, les temps n’ont pas vraiment changé. Sauf qu’aujourd’hui tu écrases les plus faibles, planqué derrière ton écran d’ordinateur.  Ton bouclier technologique, il est quand même super pratique. Et le plus drôle dans l’histoire, c’est qu’il y a des gens qui acceptent de travailler pour toi et se soumettent à cette esclavagisme 2.0.

Et quand tu lis mon mail, tu te dis : « Mais qu’est-ce qu’elle me veut, cette râleuse ? J’ai plein de gens qui seraient ravis de bosser pour moi ! »

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Personne n’a envie d’écrire des articles longs comme mon bras (ou tes godemichets vendus la peau des fesses) et payés l’équivalent d’un double cheese burger (brut ! Il faudra donc retirer les oignons et les cornichons). Non, si les freelances acceptent ces tarifs scandaleux ce n’est pas pour casser les prix du marché, mais pour payer leur loyer. Mais pourquoi fais-tu cette tête étonnée, client esclavagiste ? Tu ne savais pas que les freelances payaient un loyer ? Et même qu’ils doivent le payer en début de mois. Tu n’y penses sûrement pas quand tu oublies de faire le virement à J+30 de la facture. (« ça va quoi, on n’est pas à une semaine près. ») J’ai pu remarquer au cours de mes années en freelance que ce sont très souvent les clients les plus radins qui paient en retard. Ceux qui ont du budget ont également de l’estime pour leurs prestataires externes, ce qui les poussent donc à les payer dans les temps. Le pire, c’est que la plupart des freelances ne se plaignent pas des retards de paiement, par peur de perdre cette mission.

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Tu vois où on en est arrivés dans ce monde de brutes ? Les freelances ont peur de perdre des missions pourries payées trois kopecks. Pourquoi ? Parce que des gens comme toi détruisent le marché et les tarifs. Je vais illustrer mes propos par un exemple. Tu vois, c’est un peu comme les appartements parisiens. La demande est supérieure à l’offre. Du coup, les propriétaires se frottent les mains et demandent 650 euros pour un 11 mètres carrés si mal coupés que tu peux te faire des œufs brouillés sans te lever de ton lit. Sauf qu’à Paris, un nouveau décret a été mis en place qui encadre les loyers. Et c’est là que je me dis qu’on devrait peut-être faire pareil pour les missions des freelances. Ou du moins pourrait-on exiger un tarif minimum qui empêcherait des gens malhonnêtes comme toi de pratiquer des tarifs abusifs. Oui parce que si je fais le calcul sur un mois, je serais payée 800 euros bruts grâce à ta générosité incommensurable. De quoi payer le loyer, l’électricité… Ah bah non, j’ai pas assez d’argent pour payer mon forfait Internet. Dommage pour toi, tu vas devoir les écrire toi-mêmes tes articles sur les godemichets géants !

Sur ces bonnes paroles, je te souhaite bonne continuation. Je ne m’en fais pas pour toi, ta carrière d’esclavagiste semble toute tracée. D’ailleurs, ça sent même la promotion en 2017, « Entubeur Senior », bravo !

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PS : Cette histoire m’a fait penser au film « Modern Times » de Charlie Chaplin, d’où le choix de la photo de couverture.

Vie de Freelance

Ma vie de freelance en Gifs

C’est le super blog de I don’t think qui m’a donné envie de faire un article sur ma vie de freelance en gifs animés. Alors voilà, c’est parti !

1. Quand ton client ne t’as toujours pas payé le 4 du mois

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2. Quand tu viens de décrocher une mission « long-terme »

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3. Quand tu attends la réponse pour un devis super important

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4. Quand un nouveau client accepte ton tarif au mot sans négocier

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5. Quand tu n’as aucun e-mail le lundi matin…

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6. Quand tu décides d’envoyer ton CV à la planète entière

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7. Quand ta vie de nomade digital te permet de partir en voyage quand tu veux

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8. Quand tu réalises que la wifi ne marche pas chez toi

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9. Quand le client t’explique que son budget est vraiment serré

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10. Quand tu peux bosser de n’importe où dans le monde

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Vie de Freelance, Voyages

On n’a qu’une seule vie : J’ai refusé un CDI

Aujourd’hui, alors même que je rédige cet article, j’ai refusé un CDI. J’ai refusé un job sûrement bien payé, dans un cadre parfait pour certains et dans un domaine que j’affectionne particulièrement. Je l’ai refusé alors même que je galère à trouver de nouvelles opportunités en tant que freelance. Alors que je pourrais être peinarde avec un 39h et une paie qui tombe chaque fin de mois. La sécu, les tickets resto, la carte de métro prise en charge… Je pourrais me lever le matin sans devoir me dire : J’ai des CV à envoyer, des profils web à actualiser, des anciens clients à relancer, des contacts à faire jouer. Ouais, je pourrais me la couler douce dans la vie…

Et puis parfois, il suffit d’un petit coup de fil, d’un « Hey, Anissa, on voudrait t’embaucher » pour te rendre compte que « Hey, bah non, j’ai choisi une autre voie, une voie parfois plus incertaine, mais une voie qui me convient ». J’ai pensé à mon voyage à Nantes pour voir mon amoureux, à celui pour passer quelques jours avec mon père adoré et à Noël en famille. J’ai pensé à toutes ces choses un peu folles et spontanées que je peux faire grâce à mon mode de vie.

La précarité du statut versus la richesse de la liberté.

C’est clair que pour tout le reste y’a Mastercard. Mais pour la liberté, il n’y a que vous.

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Sourire à la vie

Alors c’est vrai que j’encaisse parfois des contrecoups, que je galère dans ma recherche de nouvelles missions, que c’est chiant d’aimer un mec qui vit à 1000 bornes et que parfois mon pays me manque (les saucisses, la pluie et l’accent teuton). C’est vrai aussi que je voudrais parfois ne pas courir après mes thunes et me reposer sur mes acquis. Avoir 5 semaines de congés payés, des horaires fixes et la sécurité de l’emploi.

Puis je me dis que non, non franchement pas. J’aime bien quand le réveil sonne et que je peux encore traînailler une demi-heure parce que je m’organise comme bon me semble. J’aime pouvoir réserver un vol pour partir quand  ça me chante. J’ai le sourire aux lèvres quand je refais mon CV (même si c’est chiant, la vache !) et que je passe en revue ces chouettes clients pour lesquels j’ai bossé et que mon seul problème consiste à faire rentrer tous ces gens-là sur une seule page A4. En moins de 3 ans, les choses ont changé. Vous me direz que j’ai aussi fait une dépression, eu le cœur brisé, essuyé des échecs professionnels et personnels. Mais en même temps, j’ai plaqué ma vie parisienne, un train-train quotidien qui ne me convenait plus, une vie remplie de contraintes et de contradictions.

Aujourd’hui, j’ai parfois des angoisses et le cœur qui s’emballe, j’ai envie de rester la tête sous la couette parce que je ne me sens pas le courage d’affronter les petits et grands tracas de la vie. Puis, j’ai des soudains moments de réelle lucidité et je me prends une claque invisible en pleine poire.

Purée, qu’est-ce que j’suis bien quand-même !

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Se laisser porter

Les bouclettes au vent, je prends conscience des progrès que je fais. J’ai dit entièrement adieu aux médocs il y a deux semaines, parfois je regrette, mais jamais je ne craque. Encore moins quand j’ai l’odeur du sel dans les narines et que je vois au loin l’amoureux allongé sur le sable tout doux du Morbihan. Que je le supplie comme une vraie blogueuse capricieuse qui se respecte de « faire une jolie photo de mes mains remplies de coquillages avec un fond flou autour, tu vois chéri ? ». Que je me rends compte que j’ai fait du chemin… Alors oui, j’ai pas choisi le chemin qui va tout droit, je suis passée par des petites routes sinueuses. Mais les voyageurs parmi vous se reconnaitront : Rien de tel qu’un chemin détourné pour découvrir le monde, les gens, l’amour, la vie.

Ce soir (bon en fait hier), j’ai donc trié mes photos de vacances en amoureux, j’ai aussi bu un thé avec une copine et refusé un CDI. Pas trop mal pour un début de semaine, qu’en pensez-vous ?

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Trinquer à la vie avec un kir breton !

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