Vie de Freelance

Le freelance, esclave des temps modernes

Ma semaine de freelance a commencé par le mail suivant :

« Bonjour Anissa,

Le volume mensuel que nous souhaitons est de 30 000 mots rémunéré 300 euros (soit un prix au mot de 0,01€)

Nous souhaitons une collaboration de très longue durée (les rédacteurs actuels travaillent avec nous depuis plus de 3 ans).

Si vous êtes d’accord avec ces conditions nous pouvons procéder à un test dès maintenant, je vous laisse revenir vers moi. »

J’ai très soudainement pensé à la chanson de Britney Spears, « I’m a slave », ça tombait vachement bien, la mission consistait à écrire des articles sur l’érotisme et les sextoys. J’aurais pu me taire, fermer ma grande gueule et laisser couler. Finalement, j’ai répondu le plus poliment possible, car j’avais quand même des envies de trucider mon interlocuteur virtuel.

« Trucider, verbe transitif, (latin trucidare) : Faire périr de mort violente, assassiner. »

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Voici ma réponse :

« Bonjour XXX,

merci pour ces précisions. En tant que rédactrice confirmée je facture en moyenne 60-80 euros pour un article de 500 mots.

Je suis sûre que vous trouverez un rédacteur débutant prêt à travailler pour ce tarif proposé.

Bonne continuation,

Anissa. »

En réalité, j’aurais voulu répondre :

Bonjour toi l’esclavagiste des temps modernes,

je constate avec dépit que des personnes malhonnêtes comme toi profitent de la précarité des indépendants pour établir des prix qui défient toute concurrence. Je te rappelle que le SMIC en France s’élève à environ 1.457,52 EUR. Si nous partons donc du principe qu’il faut rédiger 30 000 mots, donc 60 articles de 500 mots et que le rédacteur (assez désespéré pour accepter ce pacte avec le diable capitaliste) a besoin d’environ 1 heure pour torcher tes textes, cela revient donc à une charge de travail de 60 heures par mois payée… 300 euros bruts. Ah mais oui, parce que les freelances paient des charges et impôts (RSI, mon amour !), n’oublions pas. A la fin du mois, le rédacteur aura donc travaillé 60 heures payées 300 euros bruts, donc payées en réalité 225 euros nets (environ 25% de charges en auto-entrepreneur  à déduire).

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Mais toi cher client, tu ne gagnes sûrement pas 225 euros nets de la semaine. D’ailleurs, c’est marrant, je suis même archi persuadée que jamais tu ne travaillerais pour un tel salaire de miséreux. Tu as d’ailleurs un poste quelconque de cadre commençant par « Chef de projet machin chose » et à la fin de l’année tu espères que le petit papa Noël t’accordera (parce que tu as été un esclavagiste irréprochable) ton augmentation pour avoir enfin 42K annuels. Bizarrement il ne te viendrait jamais à l’esprit de faire ce petit calcul mathématique qui prouverait aux yeux de tous, mais aussi de ta personne, que ton freelance ne pourra probablement pas se payer d’huîtres à Noël. Bah non, puisque tu le payes en dessous du SMIC, donc en-dessous d’une limite légale et surtout éthique. Ce sera donc champagne et foie gras pour toi, eau et pain sec pour ton rédacteur – qui devra d’ailleurs travailler sous le sapin pour rendre ses 60 articles payés trois fois rien (3 x 0 = 0, ça ne te rappelle pas le primaire ?). Pendant que tu chanteras  » Il est né le divin enfant », ton rédacteur chantera les louanges du nouveau sextoy turbo giant XXL avec cette drôle de sensation de se l’enfoncer bien profond.

Et puis ce qui me fait sourire, c’est de penser que tu arrives à expliquer ton tarif sans un frisson de honte. 1 centime/mot, donc 5 euros pour un article rédigé par un freelance qui a un bac +5 en poche. 5 ans d’études pour être payée 5 euros bruts par article. Mon papa a fait les gros yeux et il a dit : « Je ne t’ai payé des études en prépa littéraire et au CELSA pour que tu touches 5 euros bruts par heure. » Ah oui, parce que dois-je te rappeler, cher client esclavagiste, que le SMIC horaire en France s’élève à 9,67€ ? Tu ne le savais pas ? Ou pire encore, tu t’en fous ? Parce que tu as beau être chef de projet, ce n’est pas toi qui prends les décisions. Ah oui, en fait tu n’y tiens plus trop à tes responsabilités. C’est drôle ça, ça se veut chef de projet un jour, puis exécutant le lendemain. Toi, cher client, tu aurais fait sacrément carrière sous Hitler. Un surveillant de camp de concentration irréprochable : docile et impitoyable à la fois. Eh bien tu vois, les temps n’ont pas vraiment changé. Sauf qu’aujourd’hui tu écrases les plus faibles, planqué derrière ton écran d’ordinateur.  Ton bouclier technologique, il est quand même super pratique. Et le plus drôle dans l’histoire, c’est qu’il y a des gens qui acceptent de travailler pour toi et se soumettent à cette esclavagisme 2.0.

Et quand tu lis mon mail, tu te dis : « Mais qu’est-ce qu’elle me veut, cette râleuse ? J’ai plein de gens qui seraient ravis de bosser pour moi ! »

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Personne n’a envie d’écrire des articles longs comme mon bras (ou tes godemichets vendus la peau des fesses) et payés l’équivalent d’un double cheese burger (brut ! Il faudra donc retirer les oignons et les cornichons). Non, si les freelances acceptent ces tarifs scandaleux ce n’est pas pour casser les prix du marché, mais pour payer leur loyer. Mais pourquoi fais-tu cette tête étonnée, client esclavagiste ? Tu ne savais pas que les freelances payaient un loyer ? Et même qu’ils doivent le payer en début de mois. Tu n’y penses sûrement pas quand tu oublies de faire le virement à J+30 de la facture. (« ça va quoi, on n’est pas à une semaine près. ») J’ai pu remarquer au cours de mes années en freelance que ce sont très souvent les clients les plus radins qui paient en retard. Ceux qui ont du budget ont également de l’estime pour leurs prestataires externes, ce qui les poussent donc à les payer dans les temps. Le pire, c’est que la plupart des freelances ne se plaignent pas des retards de paiement, par peur de perdre cette mission.

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Tu vois où on en est arrivés dans ce monde de brutes ? Les freelances ont peur de perdre des missions pourries payées trois kopecks. Pourquoi ? Parce que des gens comme toi détruisent le marché et les tarifs. Je vais illustrer mes propos par un exemple. Tu vois, c’est un peu comme les appartements parisiens. La demande est supérieure à l’offre. Du coup, les propriétaires se frottent les mains et demandent 650 euros pour un 11 mètres carrés si mal coupés que tu peux te faire des œufs brouillés sans te lever de ton lit. Sauf qu’à Paris, un nouveau décret a été mis en place qui encadre les loyers. Et c’est là que je me dis qu’on devrait peut-être faire pareil pour les missions des freelances. Ou du moins pourrait-on exiger un tarif minimum qui empêcherait des gens malhonnêtes comme toi de pratiquer des tarifs abusifs. Oui parce que si je fais le calcul sur un mois, je serais payée 800 euros bruts grâce à ta générosité incommensurable. De quoi payer le loyer, l’électricité… Ah bah non, j’ai pas assez d’argent pour payer mon forfait Internet. Dommage pour toi, tu vas devoir les écrire toi-mêmes tes articles sur les godemichets géants !

Sur ces bonnes paroles, je te souhaite bonne continuation. Je ne m’en fais pas pour toi, ta carrière d’esclavagiste semble toute tracée. D’ailleurs, ça sent même la promotion en 2017, « Entubeur Senior », bravo !

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PS : Cette histoire m’a fait penser au film « Modern Times » de Charlie Chaplin, d’où le choix de la photo de couverture.

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Ma vie de freelance en Gifs

C’est le super blog de I don’t think qui m’a donné envie de faire un article sur ma vie de freelance en gifs animés. Alors voilà, c’est parti !

1. Quand ton client ne t’as toujours pas payé le 4 du mois

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2. Quand tu viens de décrocher une mission « long-terme »

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3. Quand tu attends la réponse pour un devis super important

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4. Quand un nouveau client accepte ton tarif au mot sans négocier

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5. Quand tu n’as aucun e-mail le lundi matin…

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6. Quand tu décides d’envoyer ton CV à la planète entière

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7. Quand ta vie de nomade digital te permet de partir en voyage quand tu veux

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8. Quand tu réalises que la wifi ne marche pas chez toi

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9. Quand le client t’explique que son budget est vraiment serré

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10. Quand tu peux bosser de n’importe où dans le monde

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Vie de Freelance, Voyages

On n’a qu’une seule vie : J’ai refusé un CDI

Aujourd’hui, alors même que je rédige cet article, j’ai refusé un CDI. J’ai refusé un job sûrement bien payé, dans un cadre parfait pour certains et dans un domaine que j’affectionne particulièrement. Je l’ai refusé alors même que je galère à trouver de nouvelles opportunités en tant que freelance. Alors que je pourrais être peinarde avec un 39h et une paie qui tombe chaque fin de mois. La sécu, les tickets resto, la carte de métro prise en charge… Je pourrais me lever le matin sans devoir me dire : J’ai des CV à envoyer, des profils web à actualiser, des anciens clients à relancer, des contacts à faire jouer. Ouais, je pourrais me la couler douce dans la vie…

Et puis parfois, il suffit d’un petit coup de fil, d’un « Hey, Anissa, on voudrait t’embaucher » pour te rendre compte que « Hey, bah non, j’ai choisi une autre voie, une voie parfois plus incertaine, mais une voie qui me convient ». J’ai pensé à mon voyage à Nantes pour voir mon amoureux, à celui pour passer quelques jours avec mon père adoré et à Noël en famille. J’ai pensé à toutes ces choses un peu folles et spontanées que je peux faire grâce à mon mode de vie.

La précarité du statut versus la richesse de la liberté.

C’est clair que pour tout le reste y’a Mastercard. Mais pour la liberté, il n’y a que vous.

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Sourire à la vie

Alors c’est vrai que j’encaisse parfois des contrecoups, que je galère dans ma recherche de nouvelles missions, que c’est chiant d’aimer un mec qui vit à 1000 bornes et que parfois mon pays me manque (les saucisses, la pluie et l’accent teuton). C’est vrai aussi que je voudrais parfois ne pas courir après mes thunes et me reposer sur mes acquis. Avoir 5 semaines de congés payés, des horaires fixes et la sécurité de l’emploi.

Puis je me dis que non, non franchement pas. J’aime bien quand le réveil sonne et que je peux encore traînailler une demi-heure parce que je m’organise comme bon me semble. J’aime pouvoir réserver un vol pour partir quand  ça me chante. J’ai le sourire aux lèvres quand je refais mon CV (même si c’est chiant, la vache !) et que je passe en revue ces chouettes clients pour lesquels j’ai bossé et que mon seul problème consiste à faire rentrer tous ces gens-là sur une seule page A4. En moins de 3 ans, les choses ont changé. Vous me direz que j’ai aussi fait une dépression, eu le cœur brisé, essuyé des échecs professionnels et personnels. Mais en même temps, j’ai plaqué ma vie parisienne, un train-train quotidien qui ne me convenait plus, une vie remplie de contraintes et de contradictions.

Aujourd’hui, j’ai parfois des angoisses et le cœur qui s’emballe, j’ai envie de rester la tête sous la couette parce que je ne me sens pas le courage d’affronter les petits et grands tracas de la vie. Puis, j’ai des soudains moments de réelle lucidité et je me prends une claque invisible en pleine poire.

Purée, qu’est-ce que j’suis bien quand-même !

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Se laisser porter

Les bouclettes au vent, je prends conscience des progrès que je fais. J’ai dit entièrement adieu aux médocs il y a deux semaines, parfois je regrette, mais jamais je ne craque. Encore moins quand j’ai l’odeur du sel dans les narines et que je vois au loin l’amoureux allongé sur le sable tout doux du Morbihan. Que je le supplie comme une vraie blogueuse capricieuse qui se respecte de « faire une jolie photo de mes mains remplies de coquillages avec un fond flou autour, tu vois chéri ? ». Que je me rends compte que j’ai fait du chemin… Alors oui, j’ai pas choisi le chemin qui va tout droit, je suis passée par des petites routes sinueuses. Mais les voyageurs parmi vous se reconnaitront : Rien de tel qu’un chemin détourné pour découvrir le monde, les gens, l’amour, la vie.

Ce soir (bon en fait hier), j’ai donc trié mes photos de vacances en amoureux, j’ai aussi bu un thé avec une copine et refusé un CDI. Pas trop mal pour un début de semaine, qu’en pensez-vous ?

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Trinquer à la vie avec un kir breton !

 ©Nomad’s Heart, Tous droits réservés

Vie de Freelance

5 jours à Madrid

Il me semble qu’il nous arrive à tous de faire des choix complètement irrationnels et irraisonnables. Par la suite on ne peut que secouer la tête face à notre manque de discernement. Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai décidé de partir 5 jours à Madrid début septembre.  Quelle idée ! Il faisait en moyenne 40 degrés la journée et une trentaine de degrés à minuit.  Autant vous dire que je souffrais…. Moi la nordique qui aime marcher, j’ai dû faire mes 15 bornes journalières en plein cagnard, un véritable calvaire ! Heureuse d’avoir retrouvé mes températures barcelonaises (et mes chats !), voici un petit aperçu d’adresses et choses à visiter. Mon conseil : Allez-y en automne ou printemps pour ne pas avoir une tête de poulet rôti en fin de journée !

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CULTURE

En cinq jours j’aurais bien évidemment pu faire un nombre incalculable de choses, mais j’avais néanmoins du boulot. J’ai donc dû faire des choix et optimiser au maximum mon séjour dans la capitale espagnole. Une visite du Museo nacional del Prado s’imposait ! Hormis les tableaux fantastiques exposés sur deux étages et d’innombrables salles (Poussin, Goya et j’en passe !), j’ai également apprécié la fraicheur des lieux. Superficielle, moi ? Pas du tout ! Bon à savoir : L’exposition permanente est gratuite tous les jours de 18-20h. Sur présentation d’une carte étudiante (-25 ans) ou de votre carte Pôle Emploi, c’est gratuit tout le temps ! Autre passage obligatoire : le Museo Reina Sofia. Impossible d’aller à Madrid sans passer voir le célébrissime tableau Guernica de Pablo Picasso. Une salle entière est dédiée à ce gigantesque tableau. Bon à savoir : L’entrée est gratuite du lundi au samedi de 19-21h et le dimanche de 13h30-19h.

BALADES

Quand on a passé toute son enfance au vert (oui, Hambourg est la ville la plus verte d’Europe !), il est difficile de s’imaginer un séjour sans passer par la découverte des espaces verts de la ville. A Madrid, il faut bien compenser l’absence de plage ! Avec les copines rencontrées au détour d’un café, nous sommes parties à la conquête du sublimissime Parque del Retiro d’une surface totale de 1,43km2. Il va sans dire que nous avons bien marché ce jour-là. Ce que j’aime à Madrid ? Le calme. Les parcs barcelonais sont toujours blindés de monde, tandis qu’à Madrid on peut faire des centaines et des centaines de mètres sans croiser de gens. Du coup, c’est l’endroit idéal pour renifler l’odeur des pins et boire une bonne cerveza fraiche ! Autre espace vert sympathique mais bien plus excentré : Casa del Campo, le plus grand parc de Madrid, avec une surface de plus de 1700 hectares. Situé à proximité du palais royal, il accueille en son sein un parc d’attractions, le zoo de Madrid, un téléphérique et même un lac. J’en ai profité pour reposer mes guibolles et bouquiner en toute tranquillité.

Parque del Retiro

Parque del Retiro

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Parque del Retiro

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Parque del Retiro

Casa del Campo

Casa del Campo

HEBERGEMENT

En allant à Madrid, j’étais bien décidée à ne pas trop dépenser d’argent. C’est donc tout naturellement que j’ai fait le choix de séjourner en auberge de jeunesse, en l’occurence The Hat en plein coeur du centre-ville. Comme disait le p’tit Gibus dans La guerre des boutons : «Si j’avais su, j’aurais pas venu. » Eh bien, c’est exactement ce que j’ai pensé au bout de ma seconde nuit à l’auberge. Le lieu est vraiment bien : moderne, propre, hipster. Il y a un joli rooftop (mais qui, contrairement à ce qu’indiquent les photos, n’offre qu’une vue très restreinte sur les toits de la ville). Le petit déjeuner coûte seulement 3€. Par contre, il faut se lever de très bonne heure pour y trouver un choix consistant. Vers 9h30, il n’y a plus de jambon ni de fromage et le Nutella a fondu sous le soleil. Les chambres sont modernes, fonctionnelles et propres. La wifi (gratuite) est excellente, un point important quand on et nomade digitale comme moi J Disons simplement que j’ai eu un peu la poisse en matière de « cohabitation ». Mes chers colocataires aimaient bien faire la fête, rentrer à pas d’heure et allumer la lumière alors que d’autres (dont moi) avaient bien envie de rester dans les bras de Morphée. Je dormais en moyenne pas plus de 6 heures… Sans parler de la salle de bain constamment sale et inondée… Plus jamais une chambre de 8 ! Bon à savoir : Pour 12€, l’auberge vous réserve un shuttle qui vous emmène à l’heure de votre choix à l’aéroport. Si vous êtes 2 ou plus, le tarif est de 6,75€ par personne. Mon vol du retour étant à 9h30, j’étais bien contente d’avoir à disposition ce type de service. D’ailleurs, la plupart des auberges le font. Une excellente alternative au taxi qui prend un forfait de 30€.

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The Hat, Madrid

The Hat, Madrid

The Hat, Madrid

The Hat, Madrid

RESTAURANTS

Ah la bouffe. Vaste sujet sur lequel je pourrais m’étaler pendant des heures ! A Madrid, j’ai eu l’occasion de manger – très mal, très moyennement bien, bien et hyper bien. J’ai mangé des ailes de poulet trop salées, des sandwichs au pain sec et jambon ranci, mais aussi des plats typiques absolument fantastiques. Comme pour toutes les grandes villes en ce bas monde, il faut avoir un peu de chance et de patience et accès à Tripadvisor pour trouver des restaurants avec un bon rapport qualité-prix. Voici trois adresses qui valent le détour !

Si vous allez à Madrid, un passage chez Botin s’impose. Selon le Guiness Livre des Records, il s’agit du plus ancien restaurant au monde. Fondé en 1725 (!!), il est réputé pour ses spécialités culinaires madrilènes. Plat phare de ce lieu à la déco désuète et légèrement kitsch : le cochon de lait (cochonillo) servi avec des pommes de terre au four. Cette bombe calorique qui fond littéralement dans la bouche vous propulse au 7ème ciel gustatif. Budget : Il faut compter environ 25€ pour le plat (inutile de prendre une entrée, le plat est extrêmement copieux) et une trentaine d’euros pour une bouteille. Situé à quelques pas de la Plaza Mayor, mieux vaut réserver une table à l’avance. Pour info, il est généralement plus simple d’obtenir une table pour le service de 22h30 (eh oui, à Madrid on n’est pas couchés !).

Mon dernier jour, j’avais tellement mal aux jambes et au dos que j’ai décidé de ne plus lésiner sur l’argent. J’ai donc circulé en taxi (en moyenne 7-8 € le trajet) et mangé dans un chouette restaurant déniché sur Internet. Dolores y Lola est un restaurant à la déco et au menu épurés. Tout est frais et de qualité. J’y ai mangé une excellente entrecôte et un fromage frais aux framboises. Un délice ! L’addition : en moyenne 20-25 €. Excellent rapport qualité/prix. Le petit plus : Ce restaurant est situé dans le très joli quartier de la Malasana, quartier hype et gay de la ville. C’est donc également l’occasion de s’offrir une belle balade digestive à travers un quartier animé de la capitale madrilène.

Pour mon dernier soir, il fallait évidemment trouver un endroit atypique. Quelle ne fut ma surprise quand je suis tombée par hasard sur le restaurant La Perejila. Situé dans la Calle Cava Baja, rue hébergeant un nombre incalculable de bars et de restaurants, c’est un vrai petit bijou du quartier de La Latina. Sa devanture ne paie pas de mine, pourtant l’intérieur ne vous laissera pas indifférent. La décoration est ultra-kitsch qu’elle en devient belle. Bibelots, gravures, miroirs dorés et fleurs en plastique côtoient des peintures de flamenco et des lustres Art déco sur un nombre très restreint de mètres carrés. Ambiance bon enfant, serveurs vraiment sympas et rapport qualité/prix au top. La carte ? Des tapas simples mais divines. Notamment les tartines à la tomate et au jambon ibérique, au saumon ou au bacalao valent le détour. Prenez également un verre frais de tinto de verano (vin rouge + limonade) pour vous récompenser de votre longue journée. Budget : Comptez environ 15€ par tête de pipe. Un endroit très « couleur locale » comme l’on en trouve que difficilement !

La Perejila, Madrid.

La Perejila, Madrid.

SHOPPING

Pour ceux et celles qui souhaitent faire un peu les boutiques, un passage par le quartier de la Chueca s’impose ! Là-bas vous attendent une multitude de charmantes petites boutiques de créateurs. Les prix peuvent parfois être salés, mais certains magasins réservent d’excellentes surprises. J’ai ainsi déniché une paire de Birkenstock dorées super bien soldées ! Comme dirait mon mec : « Oui, c’est normal, c’est trop laid les Birkenstock. » Mon conseil : Allez boire un verre dans le jardin secret du Museo del Romanticismo. Vous serez à l’abris des regards et au vert, le parfait combo. Dans ce quartier se situe également le marché couvert San Anton qui offre à ses visiteurs un et confortable restaurant/rooftop au dernier étage, La Cocina de San Anton. Les cocktails y sont à 10€, mais les smoothies frais valent vraiment la peine, sans parler du lieu qui est franchement cool. Malheureusement je n’avais plus le temps de partir à la découverte des boutiques vintage. Mais il faut bien un prétexte pour y retourner. Autre événement surtout pas manquer : les puces de El Rastro. C’est une véritable instutition madrilène. J’ai particluièrement aprécié les boutiques d’antiquaires qui vendaient de biens jolies choses. Heureusement que je ne voyageais qu’avec un sac à dos !

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El Rastro, Madrid

El Rastro, Madrid

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El Ratsro

El Rastro, Madrid.

Museo del Romanticismo

Museo del Romanticismo

BARS/CAFES FREELANCE

Mise à part donc le rooftop du marché San Anton, je suis allée boire un verre sur le rooftop (oui, passion rooftop !) El Viajero. J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce joli petit bar à la décoration verdoyante. L’ambiance est décontractée, les prix un peu salés. Forcément, un rooftop en plein cœur de Madrid, ça justifie les mojitos à 7,50€. C’est l’endroit idéal pour boire un dernier verre avant d’aller de coucher. En semaine le bar ferme ses portes à 1h du matin. Attention, l’entrée principale se fait sur le côté par une petite porte assez discrète. Si ma copine n’avait pas cherché, on n’aurait jamais trouvé !

Dure, dure la vie de freelance. Le weekend j’étais complétement off mais j’ai bossé normalement lundi et mardi. N’ayant pas envie de travailler à l’auberge, je suis partie à la recherche de jolis cafés proposant la wifi gratuite et tolérant les gens qui bossent. Attention, en effet ce n’est pas parce qu’il y a de la wifi que les cafés acceptent les gens qui restent trois heures d’affilé avec leur ordinateur posé sur la table. Le Federal Café fait partie de ce genre de café conçu également pour les freelances. Une grande table en bois avec de nombreuses prises de courant à proximité offrent le cadre idéale pour une matinée studieuse. Le même café existe également à Barcelone, pourtant je n’y étais jamais allée. Le chai latte est à tomber à la renverse et les croissants au fromage, tomate et jambon ibérique à 4€ sont vraiment bons ! Le lieu est spacieux et agréable, la décoration épurée et design, les freelances nombreux.

Le second jour je suis allée passer la matinée au La Bicicleta Café (Cycling Café & Workspace), un lieu atypique au possible. Comme le nom l’indique, c’est un café pour les freelances amoureux du cyclisme. De vieux vélos sont d’ailleurs accrochés au mur. Il s’agit d’un café s’adressant très précisément aux nomades digitaux. Il y a des prises de courant partout dans le café et des tables dédiés aux personnes souhaitant travailler sur leur ordinateur. Le lieu est un peu mal insonorisé, mais globalement l’ambiance co-working est assez stimulante. J’ai eu l’occasion de discuter avec le cuistot qui prépare chaque jour un plat du midi différent et 100% frais. La prochaine fois je testerais !

En fin de compte, je peux dire avoir apprécié la ville, mais carrément détesté le climat. Mes gènes nordiques ne sont pas compatibles avec cette chaleur étouffante et j’étais finalement assez soulagée de retrouver le climat tempéré de Barcelone. Ma prochaine destination ? Nantes, pour retrouver mon amoureux ! Et un joli petit weekend à Locmariaquer sur la côte atlantique pour me rafraichir les idées, me balader au bord de l’océan, les cheveux au vent.

Photos Nomad’s Heart © Tous droit réservés
Vie de Freelance

Jamais sans mon téléphone – Jeu concours

Mes 5 applis mobiles fétiches

>>Il y a un concours à la fin de l’article<<

Il y a quelques semaines je suis partie pour 3 jours à la compagne pour me reposer. Je suis partie avec deux copains dans une maison au milieu de nulle part, dans la région de Valence à environ 3 heures de route de Barcelone. En arrivant là-bas, j’ai tout de suite adoré ! Vieille bicoque rustique, jardin sauvage et… 3G défaillante. Bref, coupée du web pendant 3 jours, c’était reposant au possible !

Parfois, en grimpant sur un banc dans le jardin, en me contorsionnant et mettant une jambe derrière le cou et l’autre à 90°, j’arrivais à capter un peu de réseau. C’est là qu’à 5 cm du sol (je vous le jure, 5 fichus cm !) mon téléphone m’a glissé des mains, est tombé tout doucement sur le sol et l’écran a explosé. En rentrant j’ai dû faire remplacer l’écran. Deux jours plus, il m’ à nouveau échappé des mains et l’écran s’est cassé une seconde fois. Soyez rassurés, les tests pour la maladie de Parkinson n’ont pas été concluants. Tout ça pour dire quqoi ? Bonne question… Oui, tout ça pour vous dire que mon téléphone, c’est mon troisième bras, mon second (ou peut-être unique) cerveau, mon bébé, mon… Okay, j’arrête ! Quand t’es freelance, ton téléphone, c’est ton bureau ambulant. Je vérifie mes mails toutes les deux minutes, je note des rendez-vous, j’envoie des messages… Alors j’en profite pour vous parler de 5 applis que j’utilise au quotidien.

J’ai eu la chance de pouvoir collaborateur avec la chouette marque Skinkin qui m’a proposé de personnaliser une coque de Smartphone, en l’occurrence celle de mon Iphone 5S. Du coup, j’en ai profité pour en faire faire une à l’effigie de blog et je suis ravie. J’ai déjà plein de copines qui l’ont remarquée. C’est super, surtout qu’avec le nom un peu compliqué que j’ai choisi, ça permet de montrer aux gens comment s’écrit le nom de mon blog !

Tellement love de ma coque d'Iphone Skinkin !

Tellement love de ma coque d’Iphone Skinkin !

1. SLACK

A la base Slack n’est pas une application mobile, mais site web qui permet d’améliorer et d’optimiser la communication de groupe. Les entreprises s’en servent comme d’un chat interne, mais un chat bien plus sophistiqué. Vous pouvez envoyer des fichiers, lancer des chats avec plusieurs personnes, la gestion de projets. Comme l’explique très un article des Echos, « Il y a trois façons de partager des informations sur Slack : par « channel », c’est-à-dire par conversation thématique ouverte à tous (désignée par un hashtag, comme par exemple « #Marketing » ou bien « forum général « ) ; par groupe privé (à plusieurs dans un groupe confidentiel) ; par message direct, à une personne en particulier. » Pour ma part je m’en sers avec plusieurs de mes clients. C’est pratique, car accessible via mon Smartphone – une communication optimisée et cool à la fois .

2. WORDOX

Là je fais un peu ma propre pub, gnark gnark gnark (= rire sadique). Je travaille depuis plus d’un an en tant que CM du jeu Wordox et je dois dire qu’il vaut le détour. Grande fan de Scrabble, j’ai toujours eu un faible pour les jeux de lettres. Celui-ci a ceci de particulier qu’il repose sur un tout autre principe : On marque des points en volant des lettres à l’adversaire. Comment ça marche ? Sur le plateau de jeu vous vous partagez le même chevalet avec votre adversaire. Chacun à sont tour peut placer un mot – le but étant de marquer 25 point pour remporter la partie. C’est notamment en rajoutant une lettre au mot placé précédemment par votre adversaire que les lettres volées sont décomptées de son score et vous sont attribuées. Ce n’est qu’un petit aperçu, car d’un point de vue stratégique il y a plein de tactiques intéressantes à employer. Un chouette passe-temps quand vous êtes dans le métro, dans la salle d’attente du médecin ou en train d’attendre que vos pâtes cuisent ! (Risque d’addiction extrêmement fort, je vous préviens !).

3. ColorStory

Vsco, Color Blast, Prisma… Après en avoir testé quelques-unes, j’ai finalement décidé de rester fidèle à ColorStory. L’appli permet de retoucher gratuitement vos photos, sauf évidemment si vous décidez d’acheter des filtres supplémentaires – ce qui ne me semble pas nécessaires. J’aime bien les paramètres offerts, les filtres proposés qu’il est d’ailleurs possible d’atténuer.  Vous pouvez directement prendre votre photo via l’appli ou la charger à partir de votre flux.

Un vrai Smartphone de blogueuse !

Un vrai Smartphone de blogueuse !

4. Audible

Depuis que j’ai cette appli ma vie a beaucoup changé. Amis de la littérature, soyez bien attentifs. J’avais déjà écrit un article sur cette super génialissime appli mobile. Petit rappel : Audible permet de télécharger des audiobooks via Amazon et de les écouter via l’appli mobile en offline. L’abonnement mensuel est à 9,95 et vous donne accès à un livre gratuit par mois et des prix réduits pour tous les autres audiobooks. Quand j’écoute un livre lu par un acteur professionnel, j’ai l’impression de retomber en enfance. C’est un peu comme quand mes parents me lisaient des histoires le soir avant de me coucher. A la différence près que j’écoute les audiobooks quand je vais à la salle de sport. Faire de l’elliptique, c’est bien gentil – mais sans audiobook, je m’ennuie un peu 😀

5. Wallapop

Wallapop est une appli très répandue en Espagne (qui existe aussi en France) qui permet d’acheter des objets seconde main à des particulier. L’appli est géolocalisée et les produits affichés en fonction de leur distance à votre domicile. C’est vraiment génial ! Vous pouvez envoyer un message au vendeur, négocier le prix, réserver ou directement acheter le produit. Le paiement se fait lors de la remise en main propre. Grâce à cette appli, j’ai pu m’acheter des meubles, des objectifs photos et autres joyeusetés à prix réduit. Efficace et rapide !

JEU CONCOURS

Modalités du jeu concours SKINKIN : Les trois gagnant(e)s du jeu concours auront l’opportunité de choisir la coque ou le skin qu’ils/elles préfèrent sur le site web de la marque http://dev.skinkin.com/. Pour gagner, il suffit de me laisser un commentaire te me dire ce que vous aimeriez mettre sur votre coque d’Iphone (la photo de votre chat, les fesses de votre mec, votre numéro de sécu…) + liker la page Facebook de Skinkin et celle de Nomad’s Heart (si ce n’est pas déjà fait^^). Les gagnant(e)s seront annoncé(e)s via la page Facebook du blog le 10 septembre 2016 et contacté(e)s par mes soins afin de pouvoir les mettre en relation avec la marque pour la commande de leur cadeau !

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Photos Alexia Delcourt ©Tous droits réservés

 

Lifestyle

La roue tourne !

J’ai publié mon article sur ma dépression avec cette sensation étrange d’enfin vous avoir montré qui j’étais vraiment : une meuf forte avec pas mal de failles. Une meuf comme toutes les autres, quoi ! Une meuf parfaite comme je le montre fièrement sur mon joli t-shirt commandé chez www.spreadshirt.com !

Pas facile de raconter qui l’on est sur le web. On prend le risque d’être jugé, moqué, critiqué. Avec mon dernier article, je me suis mise à nue, abordant un sujet très personnel et pourtant essentiel. La dépression. Je connais tellement (trop) de gens qui ont vécu cette horrible épreuve – certains seuls, d’autres plus ou moins bien soutenus par leur entourage. Mais dans tous les cas ce n’est pas un sujet dont on a envie de parler autour d’un verre avec les potes et même lors d’un repas de famille. Mon père a été terriblement t ébranlé par cette nouvelle, mais a étonnamment bien réagi. Il m’a tout de suite fait comprendre qu’il serait toujours là et qu’il agirait en cas de besoin.

Cependant il y a un autre sujet que je n’ai pas abordé dans l’article, car il fallait bien que j’en garde un peu pour la suite. Le suspense de malade ! Non, en réalité, le sujet est tellement délicat, mais là encore je sais que je ne suis pas seule dans mon cas. Et là encore, je sais qu’il faut enfin apprendre à briser les tabous, car seul en parlant de ces sujets on peut aider et s’entraider. Parce que la conclusion que je tire de la publication de mon article, c’est que ça fait un bien fou de lire vos nombreux mails, messages et petits mots et de me rendre tout bêtement compte que je ne suis pas la seul à avoir vécu cet enfer.

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Aujourd’hui, il me reste le dernier pas à franchir : vaincre ma dépendance à l’antidépresseur. Autant vous dire qu’il fut mon meilleur allié un temps pour se transformer en pire ennemi par la suite (effets secondaires, bonjour !). J’ai notamment pris 12 kilos en deux ans. Comme je ne mesure que 160 cm, autant vous dire que ça se voyait. Il y a 4 mois j’ai finalement décidé de réduire ce médicament diabolique. J’ai également changé mon alimentation (fini le MacDo et la bouffe surgelée !) et pris un abonnement à la salle de sport. Le sport, c’est ce qui me permet actuellement de mieux gérer le sevrage – phase assez atroce qui va de paire avec la réduction de tout antidépresseur. Soyons honnêtes, il y a des jours où la tentation  est trop grande de reprendre une dose plus élevée. Alors j’hésite, je prends une grande inspiration et je décide d’aller au sport.

Les effets secondaires du sevrage sont très variés. C’est un peu comme un Kinder Surprise. On ne sait jamais ce que l’on va recevoir. Pour ma part, il y avait au programme de bien jolies choses : acouphènes (yeah, kiff total !), vertiges, maux d’estomac, fatigue chronique, angoisses et sensation d’être dans le brouillard. C’est horrible et il y a des jours où j’ai envie de tout envoyer valser. Mais je ne le fais pas, parce que je n’ai plus envie que mon bien-être physique et mental dépende d’un petit cachet blanc. Je sais que ce cachet je lui dois beaucoup de choses, la vie peut-être ( je précise que j’étais évidemment suivie par un psychiatre). Mais deux ans plus tard, je suis passée à autre chose, je sais ce que je veux faire de ma vie, je ne suis pas perdue comme avant.

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Alors voilà, il y a des hauts et des bas, des jours super chouettes et des jours un peu sombres. Mais chaque jour est une petite victoire dans le combat de la dépendance. Ce qui m’aide ? En parler, même un tout petit peu – à mes proches – pour leur expliquer aussi pourquoi je ne suis pas toujours bien dans mes pompes, pourquoi je suis parfois susceptible ou irascible. La communication, c’est pas mal du tout – j’apprends chaque jour à mieux la gérer.  Et puis le sport, oui le sport, cette nouvelle passion qui aura bientôt droit à son propre article ! Se défouler sur l’elliptique, c’est fantastique – ça permet de faire le vide dans sa tête, de se détendre et puis aussi de perdre les maudits kilos d’une époque révolue. -7 kilos en 4 mous sans régime, juste en étant plus en accord avec moi-même.

Mais je vous rassure : Malgré le sevrage, les moments difficiles et les épreuves des derniers mois, il y a toujours de la place pour de belles balades dans Barcelone, des virées shopping démentielles, des brunchs entre copines, des cuites mémorables (D’où le t-shirt également fait  chez www.spreadshirt.com« J’peux pas, j’ai resaca ! »- pour les non-hispanophones : resaca = gueule de bois) et des câlins avec mes chats et mon nouvel amoureux (gniiiiiii !!!!).

Faire un pied de nez au mauvais karma, ça s’apprend !

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Photos Vera Lair © Tous droits réservés