Minimalisme, Quotidien

Pour une garde-robe minimaliste, éthique et durable

Comme je vous l’ai déjà dit dans un précédent post, j’ai fait le tri dans ma garde-robe. Mais au-delà de ce tri salvateur, j’ai également décidé de limiter mes achats. Malheureusement, je ne suis pas douée comme mon amie Margaux de Couture Débutant qui a décidé de coudre ses propres vêtements. Du coup, j’ai décidé de ne plus acheter de vêtements produits par des marques de grande consommation.

1. Dire stop aux grandes marques

Cela fait quelques mois déjà que je me sens mal à l’aise dans les boutiques type H&M, Lefties et Pull&Bear. Le problème ? J’ai toujours eu un faible pour les vêtements de ces marques bas de gamme. Et en même temps, je me rendais bien compte qu’un t-shirt à 5 € ne pouvait que provenir d’un pays du tiers monde où les travailleurs sont exploités. J’ai donc regardé le documentaire « The True Cost« , parce que je ne voulais plus me mentir au quotidien. Je voulais une bonne fois pour toute me confronter à la terrible réalité de l’industrie vestimentaire, de l’exploitation des employés, des conditions de productions qui ne nuisent pas simplement à tous ces employés sous-payés et maltraités, mais aussi à notre planète. Pour qu’un t-shirt coûte 2 €, une jeune femme doit laisser son enfant chez ses parents à 600 km, car elle ne peut pas s’en occuper et travailler toute le journée pour un salaire de misère. Chaque jours des milliers d’hommes, femmes et enfants se sacrifient pour que nous, dans les pays développés, puissions faire nos emplettes à petit prix.

Image du documenaire The True Cost

2. Ne pas s’apitoyer, agir vraiment

Il est facile d’exprimer sa peine face à l’exploitation continue dont sont responsable les grands groupes de mode. Il est facile d’en parler en soirée, en hochant la tête et prenant un air sérieux, tout en s’affichant avec un sac à main à 12 € acheté en soldes chez C&A. J’ai trop longtemps participé à l’esclavagisme moderne pour ne pas me sentir coupable. Bien sûr que des milliers de gens continuerons à acheter leurs vêtements à petits prix sans porter plus d’attention aux étiquettes « Made in Bangladesh », « Made in India », etc. Seule l’étiquette « -75% » attire réellement notre regard. Mais ces « prix tous doux », n’ont rien de doux. Ils sont synonyme de l’exploitation perpétuelle des travailleurs du textile. Il est donc temps d’agir.

Image du documenaire The True Cost

3. Changer ses habitudes, une bonne fois pour toutes

J’ai décidé de ne plus acheter de vêtements chez H&M et compagnie. En devenant minimaliste, je me rends compte que je n’ai de toute façon pas besoin d’un nombre infini de tenues vestimentaires. Même si je n’en suis pas encore au challenge du Project 333, je n’éprouve plus le besoin de faire constamment du shopping. Evidemment, acheter des vêtements du commerce équitable et « écologiques », a son prix. En même temps, acheter moins permet de s’offrir de temps à en temps une jolie pièce. Et par jolie pièce je ne parle pas d’un sac Chanel ! N’oubliez pas que les marques de luxe ne produisent pas nécessairement dans de meilleures conditions que leurs collègues du low cost. Par contre, il ne s’agit pas non plus de boycotter tous les vêtements en provenance d’Asie ou d’Afrique, mais plutôt de privilégier les marques qui garantissent à leurs travailleurs des conditions de travail et des salaires décents. Après tout, il s’agit de créer des conditions de travail humaines et décentes, et non de provoquer le chômage dans les pays qui vivent du textile.

Parfois, il est bien de prendre conscience de certaines choses.

Evidemment, chacun est libre de faire ce qu’il veut, mais pour le bien de notre planète et de tous ses habitants il est important de ne plus se voiler la face. La bonne nouvelle ? Il est si simple de changer nos habitudes. Acheter moins, mais mieux. Acheter seconde main au lieu de foncer sur les nouvelles collections pas chères. Se prêter des tenues entre copines. Piquer un beau gilet à sa mamie. Mettre le pull tout doux de son mec. Demander à une amie couturière de customiser une vieille chemise. Apprendre à vivre mieux avec moins pour mettre fin à la nausée consumériste.

© Image, Vera Lair, tous droits réservés

Previous Post Next Post

You Might Also Like

3 Comments

  • Reply Florence 13 février 2019 at 15 h 19 min

    Bonjour,

    Avez vous des noms de marques qui garantissent à leurs travailleurs des conditions de travail et des salaires décents ?
    D’avance, merci !!! 🙂

  • Reply Violette 13 février 2019 at 18 h 21 min

    très intéressant ! merci ! tu connais les newsletters de Merci Alfred ? ça ressemble un peu à ton dernier article 🙂

  • Reply Charlotte 19 février 2019 at 16 h 43 min

    J’adore la tournure que prend ton blog ! 🙂 Je suis dans la même mouvance et je me sens parfois un peu seule à Barcelone, le pays de Zara and co. Je suis maman, et j’ai été étonnée par exemple de voir qu’il n’y a pas de vêtements d’occasions pour enfants ici, alors qu’il y en a de très jolies en France. On m’a souvent répondu que Zara etait tout aussi peu cher et plus pratique, donc les parents ne s’embêtent pas. C’est tellement dommage (surtout dans un pays où les salaires ne volent pas haut).

  • Leave a Reply

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.